Valse oddity de Caudrilla Pleurage


          Difficile pour un auteur de surprendre son lecteur lorsqu’il décide de revisiter certains des thèmes les plus récurrents de la SF. Je les cite sans craindre les spoilers, ils sont listés dans présentation de l’ouvrage : Donc :


- Étude sociale d'une terre polluée au bord du gouffre, abritant tant bien que mal des Terriens, vivant sous le joug d'un régime inégalitaire et oligarchique
- Création d’une mission « Dernier espoir» dont l’objectif est d’apporter à l’humanité une seconde chance
- Académie d'élite formant un équipage surdoué et surentrainé qui portera loin dans les étoiles l'étendard peu reluisant de notre espèce.
- Lancement d’un vaisseau spatial à destination des frontières de l'infini. « Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges …/… et au mépris du danger, avancer vers l'inconnu. » Oui, je sais, la formule est connue.
- Gros pépin en cours de mission qui amène le « HAL » de bord à extirper plus tôt que prévu les membres d’équipage de leur sommeil « hibernétique »


Pour le reste : Spoiler !


          Bon ! Il est vrai que pour le boulimique du genre que je suis, qui a dévoré les grands auteurs, je craignais une impression de déjà lu. Mais il faut reconnaître que la sauce prend et, je l'admets bien volontiers, avec ce bouquin, j'ai passé un agréable moment de lecture dans cet univers qui m'est pourtant si familier.


          Les personnages, surtout celui de Sheila, sont réels, riches et complexes, leur rapport également. L’écriture et le style sont tout à la fois fluides et intenses… L’utilisation des thèmes est bien menée. Très argumenté, précis, le récit repose sur un réalisme scientifique, technique et humain, qui amène le lecteur à rentrer et à croire à l’histoire que l’auteur lui raconte. Tout semble plausible et justifié… Sauf peut-être la chute, fort prisée, elle aussi, par les auteurs de SF, que l'on voit venir de loin, et qui, à mes yeux, méritaient d'être plus exploitée et détaillée.
En fait, ce « Valse Oddity » mérite amplement une suite ! Oui ! Un opus numéro deux qui nous surprendrait et étancherait notre soif d’en savoir plus. J’ai envie de retrouver Sheila, Richard et les autres. Pour un auteur de SF, rien n’est impossible. « Tout ce qu'un homme est capable d'imaginer, d'autres seront capables de le faire » disait Jules Verne, je suis certains que « Caudrilla Pleurage » est suffisamment habile pour remettre sur les rails de l'espace infini, le « John Castleberry » et son équipage.

« Permission de monter à bord ? » 

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